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Lisario, la recensione di Le cause littéraire

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E' uscita sul blog Le cause littéraire una eccellente recensione di Lisario, recentemente tradotto in francese, a firma di Patryck Froissart. Di seguito alcuni passi:

"[...] Tout le roman est construit sur un incessant chassé-croisé, sur un carrousel permanent auxquels se livre chacun de ces quatre personnages lancé à la poursuite des autres dans une trajectoire ponctuée de péripéties et de rebondissements.
C’est rocambolesque. C’est truculent. C’est cru. C’est excitant.
Des chapitres au rythme lent alternent avec des épisodes où les événements se multiplient, se bousculent et s’accélèrent. On passe de situations intimes, solitaires ou en duos, en lieux clos, à des scènes dantesques où l’on voit les personnages précipités, en décors extérieurs, dans la multitude, le chaos, les mouvements de foules, l’enchevêtrement des corps, le bruit et la fureur de séquences historiques révolutionnaires.
C’est dense. C’est violent. C’est haletant. C’est prenant.
L’auteur insère dans ce contexte du XVIIe siècle des questions et problématiques sociétales, morales et éthiques très actuelles telles, en vrac, que la relativité de la notion de perversion sexuelle, que le statut de la femme dans la cité et son droit à disposer librement de son corps, que l’homosexualité refoulée, culpabilisante ou exacerbée, que l’expérimentation et la recherche biologique sur des sujets vivants, que la corruption politique.
C’est foisonnant. C’est riche. C’est percutant. C’est captivant.
Lisario n’est pas, dans son siècle, une femme comme les autres : elle a appris à lire et à écrire en cachette, chose alors quasiment interdite aux filles. Elle rédige donc, en secret, de longues lettres, que l’auteur insère ici et là en autant de pauses narratives, adressées à « Notre-Dame de la Couronne des Sept Epines, Immaculée Bienheureuse Marie Toujours Vierge ».
« En quelques mois j’appris parfaitement le Lire et l’Ecrire, en feuilletant et refeuilletant ce seul Livre qui s’appelait les Nouvelles Exemplaires de l’excellent M. Miguel de Zerbantes […], une œuvre en vers, Le Roland Furieux de Messire Ludovic Arioste, une aventure amoureuse intitulée Lazarillo de Tormes d’un Auteur Anonyme et Inconnu, et enfin la pièce Othello ou Le Maure de Venise d’un albionesque Guillaume Shakespeare ».
C’est toujours foncièrement naïf, c’est parfois candidement impudique. C’est souvent amusant. C’est quelquefois poignant. C’est un des éléments du portrait de Lisario qui rend ce personnage irrésistiblement attachant.
Attachant. Captivant. Prenant. Excitant.
Le plaisir infini des femmes...
Et le plaisir infini du lecteur…"

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